Emeutes

Aujourd’hui la Gay Pride est une bonne occasion de faire la rapta en plein coeur de la ville. Mais c’est aussi le moment de dire qu’on emmerde les coincé·e·s et les trous du cul et que chacun·e fait c’qui lui plait. Mais comme toute manif, elle a son histoire.

Durant les 50’s et 60’s, les Rois du monde a.k.a les USA évoluent dans un système juridique très homophobe. Peu d’établissements accueillent ouvertement les homosexuel·le·s. Le Stonewall Inn, dans un quartier New yorkais, est connu pour sa popularité auprès des plus marginalisé·e·s (transgenres, travesti·e·s, prostitué·e·s ou sans-abri). La nuit du 28 juin 1969 voit le monde changer. Lors d’une énième descente oklm, la police perd le contrôle. Une foule révoltée s’organise alors en groupes militants durant plusieurs nuits et met en place des lieux où chacun·e peut se sentir en sécurité. Franchissant les fossés de genres, de classes et de générations, une communauté unifiée se forme. En 6 mois, pas moins de deux organisations homosexuelles sont créées dans la ville. L’année suivante, New York et Los Angeles voient défiler dans leurs rues les communautés engagées célébrant l’anniversaire de ces révoltes. 

Gardons en tête que cette manifestation est pacifique et honore avant toute chose l’amour et la tolérance. Par fierté et par orgueil, certain·e·s parviennent à affirmer leur identité. D’autres, en revanche, sous la bannière du même péché, cherchent à priver des personnes de leurs droits. Et là, on se rapproche plus de la connerie. Alors si t’as des côtés un papa + une maman = une famille ou si tu peux pas être homophobe parce-que ton cousin est gay… Prends un bon thé à la menthe et respire, personne ne le fera pour toi.