Histoire du clash

Véritable saga du XXIe siècle, le clash vit dans différentes catégories : les murs pour les graffeur·euse·s, le sol pour les danseur·euse·s, les mots pour les rappeur·euse·s et même les matchs pour les sportif·ve·s. 

 

À chaque génération son clash. La démocratisation de la culture de l’affrontement tire son origine du siècle dernier. Les premiers duels apparaissent à NY lors des ”fêtes de quartier”. À ce moment-là, on ferme les rues et on se branche au lampadaire du tierkar pour détourner le courant. C’est parti pour de vraies joutes musicales. Même si les danseur·euse·s sont muet·te·s, leurs mouvements transpirent la hargne. Peu à peu, cet escarmouche mute alors en véritable phénomène international. Le Hip-Hop est né. Impossible bien-sûr de ne pas évoquer Notorious Big et Tupac qui donneront le meilleur pour s’anéantir. Leur colère propulsera leur créativité et fabriquera la légendaire opposition East Coast/ West Coast. Pris dans leur propre piège et ainsi destinés à un destin tragique, les kings laisseront trônes vides. Puis, c’est au tour des petits cousins Nas et Jay-Z de prendre le relais et de sortir l’arsenal. Le clash fascine et stimule, car on le sait une bonne rime peut transpercer tel un AK47. À travers l’attention médiatique, le clash rapporte et nombreux·ses savent en tirer profit. 

 

Mais le hip-hop n’est pas la seule famille à utiliser l’art du clash. On pourra ainsi facilement citer le sport avec des affrontements suant tels que  Paris/Marseille ou encore Lyon/St Etienne, version FR. Les derbies drivent les foules car ils illustrent une rivalité géographique. Les matchs sont alors l’occasion de matérialiser le pouvoir et l’influence d’une équipe, d’une ville sur une autre.